samedi, avril 19, 2008

Pas grand chose à dire

Ben oui beaucoup de choses à faire, mais pas grand chose à raconter ces derniers temps. Ca doit être le signe que ma vie d'étudiant est bien terminée. Y a toujours moyen d'en faire moins, mais à condition d'avoir mieux à faire. Le mieux cette semaine ça a quand même été de jouer un peu au foot. Pas trop de quoi se plaindre finalement. Surtout que la résidence nous a offerts un joli tournoi sous la pluie, belle photo dans le parking pour immortaliser tout ça :



Pour poursuivre dans la mélancolie, voici quelques uns des beaux passages que j'ai pu relever dans Voyage au bout de la nuit, pour continuer ce que j'avais commencé la dernière fois :

  • "L'amour, c'est l'infini mis à la portée des caniches, et j'ai ma dignité moi !"

  • "Je finis par me relever pour bien regarder ses traits à la lumière. Il dormait comme tout le monde. Il avait l'air bien ordinaire. Ca serait pourtant pas si bête s'il y avait quelque chose pour distinguer les bons des méchants."

  • "Vous avez vu à la campagne chez nous jouer le tour au chemineau ? On bourre un vieux porte-monnaie avec les boyaux pourris d'un poulet. Eh bien, un homme, moi je vous le dis, c'es tout comme, en plus gros et mobile, et vorace, et puis dedans, un rêve."

  • "Il faudra endormir pour de vrai un soir, les gens heureux, pendant qu'ils dormiront, je vous le dis et en finir avec eux et avec leur bonheur une fois pour toutes. Le lendemain on en parlera plus de leur bonheur et on sera devenus libres d'être malheureux tant qu'on voudra en même temps que la 'Bonne'."

  • "C'est cela l'exil, l'étranger, cette inexorable observation de l'existence telle qu'elle est vraiment pendant ces quelques heures lucides, excpetionnelles dans la trame du temps humain, où les habitudes du pays précédent vous abandonnent, sans que les autres, les nouvelles, vous aient encore suffisamment abruti."

  • "Le voyage c'est la recherche de ce rien du tout, de ce petit vertige pour couillons."

  • "En somme, tant qu'on est à la guerre, on dit que ce sera mieux dans la paix et puis on bouffe cet espoir-là comme si c'était du bonbon et puis c'est rien quand même que de la merde. On n'ose pas le dire d'abord pour dégoûter personne. On est gentil somme toute. Et puis un beau jour on finit quand même par casser le morceau devant tout le monde. On en a marre de se retourner dans la mouscaille. Mais tout le monde trouve du coup qu'on est bien mal élevé. Et c'est tout."

  • "C'est peut-être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir."

  • "Autant pas se faire d'illusions, les gens n'ont rien à se dire, ils ne se parlent que de leurs peines à eux chacun, c'est entendu. Chacun pour soi, la terre pour tous."

  • "Les hommes y tiennent à leurs sales souvenirs, à tous leurs malheurs et on ne peut pas les en faire sortir. Ca leur occupe l'âme. Ils se vengent de l'injustice de leur présent en besognant l'avenir au fond d'eux-mêmes avec de la merde. Justes et lâches qu'ils sont tous au fond. C'est leur nature"

  • Pas mal non ?