dimanche, octobre 19, 2008

Flash-back

Le 12 octobre, l'Inter a battu la Roma 4 à 0, mais ce n'est pas vraiment ça que je veux dire. Après le match j'ai croisé un homme, seul dans la rue, il portait un maillot de la Roma et avait un gadget brillant chinois dans les mains. En passant à sa hauteur, je me suis rendu compte qu'il pleurait. Pas des larmes de l'enfant qui a perdu sa sucette, plutôt de la femme turque qui a perdu son enfant dans un tremblemente de terre. Pas de quoi s'inquiéter.

Le 23 octobre, c'était le jour de la Laurea au Politecnico, la présentation du mémoire et la fin du calvaire. Pour les Italiens c'est presque le jour le plus important de la vie, avec pépé, mémé, papa, maman, petit frère, petite soeur qui viennent du fond de l'Italie pour entendre les belles paroles du fiston et la proclamation du résultat qui entérine sa réussite. Car ça commence le matin par la présentation du mémoire, de la tesi comme ils disent, puis déjeuner avec la famille en attendant la proclamation en fin d'après-midi. En général ça se termine par une fête avec les amis cette fois, à chanter des chansons légères et raffinées, comme "Dottore, dottore del buco del cul' vaffancul' vaffancul'". Un bout de culture italienne qu'il fallait bien connaître, ça faisait partie de la formation. Sauf que pour les Français exilés à Milan, la partie excursion familiale n'était pas incluse, on s'est rattrapés sur la fête le lendemain.
On était 7 à se diplômer le même jour, Greg, Olli, Benoît, Sophie, Bertille, Mahel, et à fêter ensemble le vendredi soir. Moi j'ai beaucoup aimé, je crois que plus ou moins tout le monde aussi.
J'ai mis pas mal de photos sur Facebook, un aperçu :


Donc c'est bon ? C'est fini ? Ben non il reste l'ASP, le projet sur Guayaquil a été rendu, la prochaine étape c'est la soutenance le 13 décembre. J'en trépigne d'impatience.

Dernière chose importante : il a neigé à Milan.

dimanche, octobre 12, 2008

Ici c'est chez moi

Nouvel appart depuis le 1er octobre, en colloc, à 2 pas du Corso Buenos Aires, qui est un peu à Milan ce que la rue de Rennes est à Paris... Après avoir habité 2 ans dans une zone mi résidentielle mi commerciale mais pas du tout chaleureuse, j'apprécie le changement : il y a des gens qui marchent dans la rue, qui n'ont rien à faire mais qui viennent là juste parce qu'il y a d'autres personnes et que c'est agréable. Alors que dans mon ancien quartier, les gens venaient avec leur grosse voiture pour faire leurs courses à l'Esselunga et repartaient aussitôt, rien d'autre à faire de toute façon. J'aime bien les centre-villes.
Avec en plus un sex-shop juste en bas de chez moi, que demander de plus ?
La rue devant chez moi et ma chambre :

Petite anecdote de culture italienne qui fera plaisir à Xavier : à la poste en Italie les gens viennent aussi payer leurs factures, une sorte de virement bancaire à l'ancienne. Samedi dernier, une Chinoise était là pour ça, sauf qu'elle avait un peu de mal à comprendre le montant à régler. Et un samdi matin à 11h45, à un quart d'heure du WE, la guichetière a plus vraiment envie de contrôler ses nerfs : "713,50. 713,50, elle ne comprend rien. 713,50" (avec un joli crescendo dans la voie), "713,50, elle comprend pas l'Italien; elle ne sait même pas l'écire non plus. J'ai pas envie de m'amuser, moi, si tu ne comprends pas l'Italien c'est pas la peine de sortir de chez toi" etc...

Une scène ordinaire d'un bureau de poste italien quoi...