mercredi, mars 18, 2009

10 bonnes raisons de rester en Italie

Puisque c'est une question qu'on m'a souvent posée, voici les raisons qui m'ont poussé à rester en Italie après avoir fini le Politecnico :

1) Les Italiens sont champions du monde de foot
2) Les pâtes et le café sont meilleurs et moins chers qu'en France
3) Quoiqu'ils en disent, les Italiens aiment bien les Français
4) J'ai pas encore visité le Sud de l'Italie, patrie des terrons, de casa nostra et d'Antonio Cassano
5) Retourner en France signifierait très probablement m'installer à Paris, mais pour combien de temps ? Là j'ai cette échéance du départ qui est à une année près certaine
6) J'aime pas partir
7) J'ai passé suffisamment de temps en Italie pour me sentir chez moi, mais quand j'en ai envie je peux me détacher et jouer la carte du Français, ça excuse beaucoupe de choses
8) Apprendre une langue à 25 ans, c'est beaucoup plus drôle qu'à 2, on choisit les choses qu'on apprend, on choisit comment on les dit, on n'est pas conditionné par un cerveau qui ne sait pas encore que la fainéantise n'est rien d'autre que le libre arbitre
9) Je sais pas encore ce que je veux, ici je suis peinard pour y penser
10) En Italie ils ont une sorte de Nouvelle Star, X Factor que ça s'appelle, et des fois il y a des très jolies chansons :

dimanche, janvier 11, 2009

MAJ automatique

Un dimanche inutile, sans match de l'Inter, sans repassage, sans rien. Juste du sommeil, un film de merde, et du temps pour mettre à jour le blog.


En remontant le temps jusqu'au dernier article, je tombe d'abord sur la nouvelle la plus bouleversante du mois : il a neigé à Milan. Pile le jour de mon retour. Pour ça au moins j'ai gardé mon âme d'enfant, à chaque fois ça m'émerveille, pas moyen d'y échapper. 40 cm il paraît, moi j'en suis sûr c'est beau. Beau aussi l'absence de voitures, de bruit. Enfin ça y est tout est rentré dans l'ordre, les gens ont repris leurs habitudes, leur voiture, ils sont contents.

En remontant encore un peu j'arrive au nouvel an à Lisbonne. C'était bien. Ca aurait été encore mieux sans la grippe en fait. Et sans la pluie. Mais quand même c'était bien.




Dernière chose : la présentation du projet de l'ASP mi-décembre. Finalement ça s'est plutôt bien passé, les profs étaient satisfaits. Sauf une qui a fait un reproche sur une partie que j'avais écrite moi. C'était amusant d'en parler avec elle, car elle s'énerve rapidement. Moi aussi un peu, mais j'ai beaucoup aimé.
Cette fois le Politecnico c'est vraiment fini. Pour l'ASP je suis globalement content de l'avoir fait, ça m'a permis de connaître pas mal de personnes, avec lesquelles je me suis bien entendu en général. L'intérêt didactique en revanche j'ai un peu de mal à l'apprécier, pas assez de recul sans doute. J'y repenserai.

dimanche, octobre 19, 2008

Flash-back

Le 12 octobre, l'Inter a battu la Roma 4 à 0, mais ce n'est pas vraiment ça que je veux dire. Après le match j'ai croisé un homme, seul dans la rue, il portait un maillot de la Roma et avait un gadget brillant chinois dans les mains. En passant à sa hauteur, je me suis rendu compte qu'il pleurait. Pas des larmes de l'enfant qui a perdu sa sucette, plutôt de la femme turque qui a perdu son enfant dans un tremblemente de terre. Pas de quoi s'inquiéter.

Le 23 octobre, c'était le jour de la Laurea au Politecnico, la présentation du mémoire et la fin du calvaire. Pour les Italiens c'est presque le jour le plus important de la vie, avec pépé, mémé, papa, maman, petit frère, petite soeur qui viennent du fond de l'Italie pour entendre les belles paroles du fiston et la proclamation du résultat qui entérine sa réussite. Car ça commence le matin par la présentation du mémoire, de la tesi comme ils disent, puis déjeuner avec la famille en attendant la proclamation en fin d'après-midi. En général ça se termine par une fête avec les amis cette fois, à chanter des chansons légères et raffinées, comme "Dottore, dottore del buco del cul' vaffancul' vaffancul'". Un bout de culture italienne qu'il fallait bien connaître, ça faisait partie de la formation. Sauf que pour les Français exilés à Milan, la partie excursion familiale n'était pas incluse, on s'est rattrapés sur la fête le lendemain.
On était 7 à se diplômer le même jour, Greg, Olli, Benoît, Sophie, Bertille, Mahel, et à fêter ensemble le vendredi soir. Moi j'ai beaucoup aimé, je crois que plus ou moins tout le monde aussi.
J'ai mis pas mal de photos sur Facebook, un aperçu :


Donc c'est bon ? C'est fini ? Ben non il reste l'ASP, le projet sur Guayaquil a été rendu, la prochaine étape c'est la soutenance le 13 décembre. J'en trépigne d'impatience.

Dernière chose importante : il a neigé à Milan.

dimanche, octobre 12, 2008

Ici c'est chez moi

Nouvel appart depuis le 1er octobre, en colloc, à 2 pas du Corso Buenos Aires, qui est un peu à Milan ce que la rue de Rennes est à Paris... Après avoir habité 2 ans dans une zone mi résidentielle mi commerciale mais pas du tout chaleureuse, j'apprécie le changement : il y a des gens qui marchent dans la rue, qui n'ont rien à faire mais qui viennent là juste parce qu'il y a d'autres personnes et que c'est agréable. Alors que dans mon ancien quartier, les gens venaient avec leur grosse voiture pour faire leurs courses à l'Esselunga et repartaient aussitôt, rien d'autre à faire de toute façon. J'aime bien les centre-villes.
Avec en plus un sex-shop juste en bas de chez moi, que demander de plus ?
La rue devant chez moi et ma chambre :

Petite anecdote de culture italienne qui fera plaisir à Xavier : à la poste en Italie les gens viennent aussi payer leurs factures, une sorte de virement bancaire à l'ancienne. Samedi dernier, une Chinoise était là pour ça, sauf qu'elle avait un peu de mal à comprendre le montant à régler. Et un samdi matin à 11h45, à un quart d'heure du WE, la guichetière a plus vraiment envie de contrôler ses nerfs : "713,50. 713,50, elle ne comprend rien. 713,50" (avec un joli crescendo dans la voie), "713,50, elle comprend pas l'Italien; elle ne sait même pas l'écire non plus. J'ai pas envie de m'amuser, moi, si tu ne comprends pas l'Italien c'est pas la peine de sortir de chez toi" etc...

Une scène ordinaire d'un bureau de poste italien quoi...

lundi, septembre 15, 2008

Troisième saison

Je me suis décidé. Je vais l'écrire cet article sans aucun intérêt pour donner des informations que tous ceux qui continuent à lire mon blog connaissent déjà. En plus j'aime pas raconter ma vie, même si c'est toujours ce que j'ai fait jusque là. Les gouttes coulent sur la vitre comme des papillons sur les étoiles. A dire avec l'accent marseillais. Trop de choses à faire, il n'y a pas d'étoiles ce soir. Comme je disais, je commence à travailler le 1er octobre. Les jours raccourcissent, on le voit car il fait nuit plus tôt le soir. L'esthétique ou l'éthique, là est la question. Une seconde de partie, et tout s'est envolé, même les papillons. Un mémoire à finir aussi, mais à l'endroit ou entre nous, c'est du pareil au même. Il suffit d'y penser, c'est pas si dur. Ces maisons qu'on voit, là-bas, au loin, elles nous parlent elles aussi, quoi de plus normal ? Comment ça ? C'est pas bientôt finie cette histoire ? Une drôle de cloche. Toujours en attente d'appartement. Ca y est ? Le compte est bon ? Et dire qu'ils me l'avaient tous dit, du premier jusqu'au dernier. Désormais la cloche a sonné, les vaches sont rentrées, et l'amiral donne ses ordres. Une bonne chose de faite. En voilà un qui va être content, n'est-ce pas ? Ma foi, cette année s'annonce en fanfare. Ces notes de musique, comment font-elles déjà ? Une dernière pour la route. Oui, mais en dansant s'il vous plaît. La prochaine fois, ça ne se passera pas comme ça. Et dire qu'un jour un homme a brandi son pistolet, mais qu'a-t-il dit déjà ? J'accuse, mais ce n'est pas mon dernier mot.

dimanche, juillet 13, 2008

Minchia

Milan l'été c'est bien.
D'abord il y a les moustiques, encore que "moustiques" c'est un peu trop doux comme terme. En Italien c'est "zanzara", et là on ressent plus la méchanceté de ces insectes. Une heure de foot le soir et 10 piqûres sur chaque jambe, si c'est pas de la méchanceté ça.
Après il y a la chaleur, accablante, humide, et qui se transforme en orage de temps en temps. Des orages normaux, ou alors des orages exagérés, comme hier. Et qui me font sentir comme l'agriculteur qui a perdu sa récolte et qu'on voit à la télé :



Et puis comme je suis encore très attaché à la culture française, je me tiens informé des richesses de mon pays, en particulier de la nouvelle saison de l'île de la tentation :

samedi, juillet 05, 2008

Presque fini

Le feuilleton des punaises de mes collocs touche à sa fin, mais pas tout à fait quand même, faut pas rêver. Oui je suis rentré finalement dans mon appartement, mais non tout n'est pas rentré dans l'ordre, attendu que mes chers collocs m'ont innocemment fait savoir que malgré le traitement les punaises étaient encore là. Ils ne me parlent pas souvent, mais à chaque fois qu'ils le font ils trouvent toujours quelque chose pour me mettre de bonne humeur.
En tout cas la colonie de punaises qui s'est prise d'affection pour mon colloc a subi des pertes, j'ai même des preuves :


J'étais donc plein d'espoir en rentrant chez moi, au début ils n'étaient même pas encore revenus ces deux energumènes, et puis cet état d'allégresse maisonnière n'a malheureusement pas duré. J'aurais dû m'y attendre.

Enfin pour oublier le Monténégro il y a les week-ends hors de Milan. D'abord sur l'île d'Elbe, chez Federico qui travaillait au même camping que moi en 2006. Ca m'a permis de me rendre compte que les plages y sont toujours aussi belles, et ça a fini de me convaincre que, malgré tout le chauvinisme que je peux avoir, les plages de Normandie sont peut-être moins spectaculaires.
Et puis un week-end chez Sophie à Zürich, avec Francesco. Elle m'a plu cette ville, pour deux raisons très simples : les vélos et le lac pour se baigner. A Milan il n'y a ni l'un ni l'autre.


Pour terminer un peu de culture italienne. J'avais commencé en mettant des extraits de "inviata cercasi". Dans la même logique, Mediaset 5 nous offre tous les soirs cette émission appelée "Veline", qu'on pourrait traduire en Français par potiche. Le principe est que 6 candidates s'affrontent pour être sélectionnée et devenir peut-être une velina, puisque que c'est leur rêve à toutes. Cependant, avant de réaliser leur rêve, elles doivent passer par ça :