mercredi, octobre 31, 2007

La Sicile, c'est beau

Mais surtout grâce aux monuments normands, et non grecs. Il y a aussi les paysages et les plages, mais ce n'est pas trop le propos. Et puis les Siciliens, parce que les villes remplies de touristes, sans âme, ça n'a aucun intérêt.
Afin d'appuyer cette argumentation sans failles, quelques photos :

  • Palerme :
    La Martorana (église normande, mosaïques byzantines), et Duomo (abside normand)

    Marché Ballarò et ses environs (à droite l'homme qu'on voit mange des tripes, mais pas à la mode de Caen)


  • Cefalù :
    Greg, Ale et Thomas devant le Duomo normand, et Christ Pantocrator à l'intérieur

    Vue sur la ville et depuis le château normand


  • Taormina :
    Temple grec avec vue sur l'Etna et plages paradisiaques quand il fait beau, temple grec avec un ciel gris et mer déchaînée sinon


  • Etna :


  • Syracuse :
    Temple grec, sympatique place du Duomo

    Déferlantes


  • Piazza Armerina ou Villa Imperiale del Casale :
    Villa entièrement pavée de mosaïques, dont les fameuses sportives en bikini


  • Agrigento :
    La vallée des temples, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, mais bof. Je retiendrai juste qu'on a trouvé un Bed & Breakfast à 15 euros la nuit, avec vue sur les temples et succulant petit-déjeuner. Pour le reste ce ne sont que des temples après tout.



  • Selinunte :
    Autres temples, près de la mer cette fois.


  • Segesta :
    Encore un temple grec, mais avec un théâtre pas très loin en plus.


  • Monreale :
    Duomo normand, le plus beau de tout. Les mosaïques qui couvrent presque tous les murs et les voûtes sont hallucinantes.

    Le cloître n'est pas mal non plus : 228 colonnettes sculptées, toutes différentes.




Je pense qu'en 5 jours on a réussi à écumer la plupart des hotspots touristiques de la Sicile, en tout cas on a ajouté pas mal d'étoiles de guide vert à notre palmarès.

Il y a d'autres photos du voyage sur Facebook, moins de temples grecs et plus de gens. Pour ceux qui ne sont pas encore inscrits c'est un site de Social Network, mais vraiment bien fait. On ne devient pas le 6ème site le plus visité du monde par hasard.

dimanche, octobre 21, 2007

Merci Berlusconi

Ca devait être le dimanche typique, sans relief : couché tard, levé tard, petit-déjeuner tard, déjeuner tard. Et à défaut de partager mon repas avec une présence humaine puisque mes 2 collocs monténégrins n'ont pas vraiment l'habitude de remplir ce rôle, l'habituel zappage devant la navrante télé italienne.

Mais là, tout à coup, je tombe sur Mediaset 5 et cette émission : Inviata cercasi.

Le concept semblerait être de sélectionner une sorte de présentatrice télé, ou potiche, ou vellina comme ils disent ici. Tous les dimanches, il y a donc ce jeu qui met aux prises deux candidates, au cours d'épreuves telles que celles-ci :

Jeu n°1 : la candidate très légèrement vêtue, sur le thème de l'Afrique, doit trouver un objet au milieu de plein de petites balles et d'un méchant lion :



Jeu n°2 : les candidates doivent grimper sur un spiderman pour récupérer un objet suspendu (la vidéo ne montre que la fin du jeu) :


Jeu n°3 : les candidates doivent faire semblant d'être prises en photo en compagnie d'un sosie improbable de Flavio Briatore :



Je tenais donc à remercier vivement Mr Berlusconi, propriétaire de Mediaset, d'avoir révolutionné mon dimanche.

lundi, octobre 15, 2007

Peut pas tout avoir dans la vie

C'est en effet la grande leçon de sagesse que j'ai tirée de ce WE... Parce que samedi soir toute la France retenait son souffle pour deux évènements simultanés : la demi-finale de rugby contre l'Angleterre et ma fête d'anniversaire. Il se trouve que l'un m'a comblé, avec en prime un maillot du centenaire de l'Inter floqué du magique numéro 23 de ce non moins magique et charismatique défenseur central, génie vivant du ballon rond, mercenaire des temps modernes, vociférateur sans pareil, créateur d'exploits :


Et que l'autre a eu la cruelle idée de faire miroiter une issue heureuse jusqu'à 22h23, alors que je n'étais déjà plus en état de bien saisir le déroulement des choses et de m'emplir de la tristesse que l'évènement méritait.

Pour me remettre de cette soirée, j'ai eu le bonheur d'assister à l'interview de Johnny Haliday, notre Johnny national, sur une chaîne italienne, et de constater que, comme moi, la traversée des Alpes ne l'a pas rendu plus intelligent. Il a de plus magnifiquement conclu l'interview en répondant le plus simplement du monde à la plus conne des questions :
"Qu'est-ce que vous préférez faire dans la vie, que l'on puisse dire à la télévision?" Tin tin tin, qu'est-ce qu'il peut bien répondre à ça...
"Hum, disons être très gentil avec les femmes." Merci Johnny.

mardi, octobre 02, 2007

Le début de la fin

Ca y est je suis de nouveau à Milan, pour un semestre qui s'annonce très long et laborieux avec mes 3 jours de cours par semaine et mes WE de 4 jours. Cela dit comme je le mettais dans l'article précédent, c'est le tout dernier de ma vie d'étudiant donc il ne faut pas le gâcher en boulot.
Avec ce retour à Milan j'ai aussi retrouvé une connexion Internet décente qui me permet d'ajouter quelques photos de Guayaquil.

D'abord quelques photos de l'école construite il y a une dixaine d'année grâce aux deux missionaires italiens, c'est à dire aussi là où nous logions:





Ensuite des gens : le voyage était dans le cadre du projet de l'ASP, donc encadré par deux professeurs.

L'une était assez excentrique et atypique, en cela qu'elle n'accorde crédit essentiellement qu'à ses opinions propres, forgées par ses multiples voyages et périples autour du monde, ainsi qu'elle aime à le rappeler à son auditoire. Un autre signe particulier concerne son attrait pour tous les animaux, mais en particulier les iguanes et les chiens (voir la vidéo à la fin), en préférence bien souvent des êtres humains. Enfin, elle déteste rester inactive, ce qui la faisait lever avant tout le monde le matin et nous gratifier des réveils les plus doux, en criant de sa voix nasillarde : "Sveglia, Sveglia"...

Quant à l'autre professeur, je ne peux que louer sa patience vis à vis de la première : il est la personne qui l'a le plus côtoyée, et n'a pas perdu son flegme ironique de tout le séjour, alors que plus d'un aurait craqué. Signe particulier : il commençait chacune de ses questions aux personnes que nous avons rencontrées pour le projet par : "Puedo hacer una pregunta", tout en se joignant la pointe des doigts des deux mains, avec un léger mouvement alternativement ascendant et descendant.


Je fais ces remarques d'abord en espérant que ces deux personnes n'y échouent jamais au hasard de Google, et ensuite tout en reconnaissant que les excentricités de cette chère professeur nous a plus amusés et occupés que réellement importunés. C'est d'ailleurs remarquable, mais malgré ces défauts qui sautent aux yeux, on finit plus par l'apprécier que par la détester. A méditer...


Les autres personnes du voyage étaient trois étudiants, mais je vais être moins loquace car ils ont moins de défauts, et aussi car je vais leur donner l'adresse du blog pour les photos... Je m'en tiendrai donc à des descriptions succintes, mais tout de même en ajoutant que nous nous sommes très bien entendus tous les 4, et qu'ils ont sans conteste contribué à rendre le voyage agréable comme il l'a été. Sérieusement merci à eux.

Comme en football, la France et l'Italie étaient à égalité, puisqu'avec moi il y avait une Française (Sophie), une Italienne (Francesca) et un Italien (Andrea).


Sur cette dernière photo la personne la plus à droite est le Padre Felice qui est un des deux missionaires italiens de Guayaquil, et dont l'altruisme n'a d'égal que sa gentillesse.

Comme Guayaquil ce ne sont pas que des bidonvilles, je mets aussi quelques photos du centre ville, avec le fameux Malecòn (promenade le long du fleuve), refait à neuf en 2000 pour redorer l'image de la ville et essayer d'attirer des touristes que nous n'avons pour ainsi dire pas vus.



Puis quelques détails sur notre excursion du WE à Puerto Lopez sur la côte : quatre heures de bus pour prendre un bol d'air et sortir un peu de Guayaquil qui commençait presque à devenir oppressante. Donc plage, coquillage et crustacés, mais pas de soleil, et pas de farniente non plus puisque le dimanche nous avons fait l'excursion pour touristes sur l'Isla de la Plata (sorte de réserve ornithologique), avec arrêt obligé pour l'observation des baleines. J'avoue que cette épisode ne m'a pas ému plus que ça, bien moins en tout cas que l'île, avec ses oiseaux aux pattes bizarres et sa végétation endormie, qu'on croirait morte.







En prime, deux vidéos pour mieux comprendre mon discours sur ma professeur préférée :
Sur la première on la voit en pleine séance de séduction avec un chien.



A propos de cette vidéo, en demandant "Come se llama ?", les gens ont pensé qu'elle parlait du petit enfant qui se trouvait à côté, alors que c'était le nom du quadripède qu'elle voulait connaître... Tout un symbole.

Le meilleur pour la fin ou le leit-motiv du séjour : le "je t'aime, moi non plus" de la prof avec les chiens...